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Culture et développement durable

Il est temps d’organiser la palabre...

Jean-Michel Lucas
En stock
EAN
9782916668406
Prix normal 15,00 € -Remise -5,00 % Prix Spécial 14,25 €

À travers cet ouvrage, Jean-Michel Lucas nous invite à une réflexion citoyenne qui interpelle le politique. Il y questionne « la culture » devenue espoir d’un futur meilleur, mais dont les acteurs n’ont plus qu’une position de « fournisseurs de services ». Démontrant qu’une autre perspective politique est possible, l’auteur préconise de réécrire l’Agenda 21 en ce sens, et estime qu’il est vraiment temps d’organiser la palabre !

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Sous-titre Il est temps d’organiser la palabre...
Auteur Jean-Michel Lucas
Editeur Editions Irma
Date d'edition 2 janv. 2012
Edition 1ère édition
Format du livre 15 x 20 cm
Pagination 128 pages
Langue Français
Format de fichier Broché
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 Sommaire L'Artiste, le Numérique et la Musique 2e édition

Mémento des sigles utilisés
Introduction

Chapitre Ier – La culture comme contribution au développement durable

  • 1. La culture et le pilier environnemental
  • 2. La culture et le pilier économique
  • 2.1. L’idéal économique pour le développement durable
  • 2.2. Les entrées culturelles dans l’économie
  • 2.2.2. Les exceptions à la norme concurrentielle
  • 3. La culture et le pilier social
  • 3.1. L’ampleur du chantier social
  • 3.2. La culture comme contribution au pilier social : la piste des « publics »
  • 3.3. La culture comme contribution au pilier social : la piste participative pour les populations
  • 3.4. La synthèse européenne d’Urbact et les ambiguïtés de l’approche participative

 

Chapitre II – La culture comme condition du développement durable : le quatrième pilier

  • 1. Les critiques de la politique culturelle
  • 1.2. L’approche par les politiques culturelles spécialisées
  • 2. Les atouts et faiblesses du quatrième pilier
  • 2.1. Le quatrième pilier dans son principe « culturel »
  • 2.2. Les dispositifs de politiques publiques nécessaires au quatrième pilier
  • 2.3. Un dispositif global

 

Chapitre III – Le quatrième pilier et ses faux amis

  • 1. Un Agenda 21 de la culture dans l’esprit du quatrième pilier
  • 2. Un Agenda 21 de la culture inversant l’éthique du quatrième pilier
  • 2.1. Le secteur culturel professionnel : le retour
  • 2.2. La reprise du pouvoir par les professionnels de la culture
  • 3. Le quatrième pilier de la CGLU : pragmatique contre éthique
  • 3.1. Le poids de la culture dans la construction de l’humanité
  • 3.2. Les doubles sens du texte de Mexico

 

Chapitre IV – L’éthique culturelle à revendiquer pour le développement durable humain

  • 1. L’éthique de la rentabilité et la culture
  • 1.1. La place des services culturels1.2. L’espoir déçu des services d’intérêt économique général
  • 1.2.1. Le bon côté apparent des services d’intérêt économique général
  • 1.2.2. La souveraineté absolue de l’éthique de la rentabilité
  • 1.2.3. Refuser la perspective des SIEG pour les enjeux culturels universels
  • 2. Choisir de défendre l’éthique de la dignité pour retrouver l’universalité de l’enjeu culturel
  • 2.1. L’universalité des droits culturels
  • 2.2. Des dispositifs disponibles pour l’éthique de la dignité
  • 2.2.1. Le traité
  • 2.2.2. Du traité à la directive
  • 2.2.3. Un troisième niveau de dispositif se fait jour avec les « services d’intérêt général »

 

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Auteur

Jean-Michel Lucas

L’auteur, Jean-Michel Lucas, universitaire, est engagé de longue date dans l’action culturelle et particulièrement la valorisation des musiques actuelles. Il a occupé des fonctions de responsabilité dans l’administration culturelle (Drac et conseiller de Jack Lang). Ses travaux de recherche portent sur la critique des politiques culturelles et, sous le pseudonyme du Doc Kasimir Bisou, il plaide pour la prise en compte des enjeux éthiques dans la conduite des politiques de la culture.

« Pourquoi j’ai écrit cet ouvrage »

« J’ai écrit Culture et développement durable pour essayer de convaincre les élus de la démocratie, notamment ceux qui sont engagés dans un Agenda 21, qu’ils ne devraient pas céder aux sirènes de l’économie créative. Je leur ai donc proposé un antidote à la tentation de prendre les artistes - et les acteurs culturels en général - pour des armes de choc dans le combat que mènent les territoires pour développer leur attractivité.

Il suffit de consulter le rapport Janicot sur la culture et le Grand Paris pour saisir le danger : la mission Janicot nous explique avec enthousiasme que le monde de la culture est un monde de requins où les territoires de faible attractivité culturelle devront mourir tandis que les territoires les plus forts devront être encore plus créatifs pour survivre dans la concurrence mondiale. La compétition mondiale entre villes s’intensifie et, dans ce contexte, la culture est de plus en plus considérée comme une ressource motrice… Pour les villes, l’une des dimensions essentielles du combat est de conserver les plus talentueux de leurs habitants et d’attirer les savoir-faire, les élites intellectuelles nomades et le savoir-faire sous toutes ses formes. (page 9) ; voici la culture devenue munition de la guerre culturelle de tous contre tous ! Beau programme politique à Paris, mais aussi dans d’autres villes de France, de Bordeaux à Marseille, de Toulouse à Nantes !!!

J’ai voulu réagir contre ce réalisme culturel, bon vendeur mais tueur d’humanité. Il réduit la culture à un secteur de produits à acheter et met au rencart le seul enjeu culturel ayant une valeur universelle, celui qui affirme que faire culture, c’est exprimer son humanité (cf. la déclaration de Fribourg). Pas seulement calculer le nombre de consommateurs de son produit culturel !

En ce sens, j’ai voulu rappeler aux élus qu’ils disposent de références de premier plan pour penser autrement que par l’économie créative leur responsabilité culturelle : les Droits de l’homme de 1948 et 1966, les accords Unesco sur la diversité culturelle, le traité de l’Union européenne, les accords sur l’Agenda 21 permettent, en effet, de prendre de bonnes dispositions pour défendre la valeur humaniste de la culture. S’ils ne sont pas détournés au profit du seul souci de rentabilité, ces textes permettent, immédiatement, avec un peu de volonté, d’affirmer la priorité des droits culturels des personnes. Ils ouvrent ainsi la voie à une politique culturelle posant des garde-fous à l’irresponsable domination de la compétitivité culturelle et apportant l’espoir de relations culturelles faites de dignité et nourricières d’émancipation des personnes. Une politique culturelle où l’expression de l’humanité privilégierait la solidarité, la réciprocité et la démocratie entre les parties prenantes.

En ces temps de crise, ce retour aux valeurs politiques de la culture comme humanité commune me paraît un impératif pour nos sociétés de liberté. Et le livre montre que, avec la vigilance de tous et la volonté des politiques, ce chemin est institutionnellement déjà tracé. Il suffit de s’y engager en affirmant que l’enjeu culturel tient à l’éthique des relations de personnes à personnes et non à la domination des plus créatifs sur les autres ! »

Jean-Michel Lucas Février 2012

 

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